LE 5 OCTOBRE, 11h RASSEMBLEMENT DEVANT LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE PAU
La CGT Éduc’action 64 participe à une action juridique contre l’arrêté préfectoral n° 64-2026-10-01, pris le 1er octobre 2026 par le Préfet des Pyrénées-Atlantiques, qui interdit tout rassemblement aux abords des lycées et impose un fonctionnement en distanciel de l’enseignement.
Cet arrêté constitue une atteinte grave et manifestement illégale à des libertés fondamentales : liberté de réunion, liberté de manifestation, droit syndical, et droit à l’éducation en présentiel.
Avec un collectif d’avocats palois, la CGT Educ’Action avec d’autres syndicats de l’éducation, a déposé un recours en référé liberté devant le tribunal administratif de Pau. Audience fixée le 5 octobre à 11h15.
Par conséquent, le 5 octobre, 11h, Rassemblement devant Tribunal Administratif de Pau Villa Noulibos 50 Cours Lyautey 64000 PAU.
LE 6 OCTOBRE SOYONS AUX COTES DES LYCEENS, ETUDIANTS ET PERSONNELS DE L’EDUCATION MOBILISES
Depuis le 29 septembre, la colère lycéenne gagne tout le pays, Pyrénées-Atlantiques compris. À Pau, les lycées Louis Barthou, Saint-Cricq, Saint-John Perse et Baradat ont été bloqués ; à Bayonne, Anglet, Saint-Jean-de-Luz, Orthez, Nay, Oloron ou Lescar, les élèves se mobilisent. Ce vendredi, entre 600 et 1 000 lycéen·nes ont manifesté à Pau.
Des revendications légitimes, qui sont aussi les nôtres. La pénurie résulte de choix politiques.
Les lycéens réclament ce que les personnels revendiquent depuis des années : des enseignants en nombre suffisant et remplacés, la fin des classes surchargées, des AED, AESH, infirmiers, médecins, psychologues et assistantes sociales partout où il en manque, des emplois du temps soutenables, des bâtiments rénovés et adaptés aux canicules, et la fin de la sélection sociale par Parcoursup.
Pour faire cesser la répression, pour des conditions de travail et d’éducation dignes et pour l’augmentation des salaires, l’UD CGT 64, la CGT FERC Sup UPPA et la CGT Éduc’action 64 appellent les travailleuses et les travailleurs des Pyrénées-Atlantiques à participer nombreuses et nombreux aux mobilisations décidées par les lycéennes et lycéens, les étudiantes et étudiants, notamment le 6 octobre, y compris par la grève.
L’intersyndicale CGT64, FSU64 et Solidaires64 appellent à des rassemblements mardi 6 octobre
PAU, 17h30 PLACE CLEMENCEAU
BAYONNE, 17h30 PLACE DE LA LIBERTE
pour la défense des services publics et en soutien du mouvement en cours, contre la répression et les violences.
La jeunesse doit être entendue, pas réprimée !
Mardi 6 octobre : toutes et tous en grève,aux côtés des lycéen·nes et des étudiant·es !
Lisez le Communiqué_CGT_6_octobre_2026 (UD-FERC-EDUC’ACTION)
Toutes et tous concernés !
Comme cela a été porté lors des grèves du 29 septembre, elles et ils se mobilisent en raison du manque d’enseignant·es et de personnels, des classes surchargées, des conditions d’études dégradées, d’établissements vétustes, et aussi de l’inquiétude face à leur avenir et la précarité qui touche une partie croissante des plus jeunes et de leurs familles.
Elles et ils demandent la fin de Parcoursup qui amplifie la sélection sociale pour l’accès aux études.
Les lycéen·nes et étudiant.es d’aujourd’hui sont les travailleurs et travailleuses de demain, ils et elles ne doivent pas payer le prix des politiques d’austérité.
Le projet de budget aggrave une situation déjà délétère.
Quand il manque des professeur·es, quand les classes sont surchargées, quand les bâtiments se dégradent et que les jeunes voient leurs perspectives d’avenir se réduire, la réponse ne peut pas être la répression.
Pourtant, c’est le choix fait par le gouvernement. Aux revendications légitimes, il répond par la violence, les interpellations, les gardes à vue et le déploiement des forces de l’ordre aux abords des établissements.
Près de 3 000 lycéen·nes et étudiant·es ont été interpellés depuis le début de la mobilisation et 170 d’entre elles et eux ont été blessés ainsi que des personnels, parfois gravement. Le gouvernement assume l’escalade répressive et cherche à museler la contestation, allant jusqu’à demander aux parquets de faire preuve de fermeté à l’égard des parent·es des lycéen·nes mobilisé·es.
Cette répression est d’une ampleur sans précédent.
Et le gouvernement ne se contente pas de laisser faire : il organise et assume cette escalade. En faisant le choix de la répression, le gouvernement alimente la colère et prend délibérément le risque d’aggraver une situation dont il porte la responsabilité.
La CGT condamne avec la plus grande fermeté cette répression et appelle le gouvernement à y mettre un terme immédiat.
Elle a saisi, avec la Ligue des droits de l’Homme et la FCPE, le Défenseur des droits pour l’alerter sur cette violente répression et lui demander de veiller au respect des droits et libertés des lycéen·nes et étudiant·es mobilisé·es.
Comme elle le fait déjà devant les établissements, la CGT sera le 6 octobre aux côtés des lycéen·nes, étudiant·es et personnels de l’éducation mobilisés.
Elle appelle toutes ses organisations à protéger leur droit à se mobiliser et à mettre à leur disposition les moyens nécessaires pour s’organiser, notamment en ouvrant les bourses du travail et les maisons du peuple pour leur permettre de se réunir, en sécurisant les mobilisations et en déposant les demandes d’autorisation en lien avec les organisations lycéennes et étudiantes.
Toutes et tous concernés ! Les salarié·es de l’énergie seront en grève sur leurs revendications le 6 octobre. Dans le respect de leur autonomie, nous devons être nombreux et nombreuses aux côtés des jeunes. Rejoignons les manifestations organisées partout en France, en organisant la mobilisation par tous les moyens à disposition de nos syndicats, y compris par la grève dans le cadre notamment des préavis déjà déposés par plusieurs de nos organisations.
