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Recueil et traitement des signalements de discrimination et de harcèlement sexuel dans l’emploi – décision cadre de la défenseure des droits

14 mars 2025

La Défenseure des droits publie ce jeudi 6 février une décision-cadre sur le recueil des signalements et l’enquête interne en cas de discrimination, ce qui inclut le harcèlement sexuel, dans l’emploi privé et public. Cette décision-cadre recommande aux employeurs publics et privés une méthodologie pour mener des enquêtes internes respectueuses des principes de confidentialité, d’impartialité, d’objectivité et de rigueur.

Lorsqu’un.e salarié.e d’une entreprise privée ou un.e agent.e public.que s’estime victime d’une discrimination,  liée  par exemple à son origine, son handicap, son âge ou en cas d’agissements de nature sexuelle ou sexiste, il ou elle peut signaler la situation à son employeur qui doit alors prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer sa sécurité. Lorsque l’employeur reçoit un tel signalement  et si celui-ci nécessite des investigations complémentaires, il est tenu d’ouvrir une enquête interne et de prendre des mesures conservatoires pour protéger la victime présumée.

L’enquête peut être réalisée en interne ou confiée à un prestataire extérieur. Elle a pour objectif d’avoir la connaissance exacte de la réalité, de la nature et de l’ampleur des faits, en recherchant s’il existe un faisceau d’indices convergents laissant présumer une discrimination.  Si l’enquête interne confirme qu’une discrimination a eu lieu, et dans le cas où son auteur est identifié, celui-ci doit être sanctionné par l’employeur. Une méthodologie rigoureuse est donc essentielle.

Pour la Défenseure des droits, une enquête interne sérieuse bénéficie à l’ensemble des parties : elle permet de recueillir de façon sécurisée la parole des victimes et témoins et de les protéger d’éventuelles représailles, de faire la lumière sur les faits signalés, de décourager leur réitération, de justifier la sanction ou l’absence de sanction décidée contre la personne mise en cause et de remplir l’obligation de sécurité qui pèse sur l’employeur. Il est en ce  sens de  l’intérêt de l’employeur de diligenter une enquête sérieuse.

En examinant les réclamations qui lui sont soumises, le Défenseur des droits a néanmoins constaté une forte disparité des pratiques et de nombreux manquements dans l’organisation et la réalisation des enquêtes internes par les employeurs qui conduisent à fragiliser la qualification juridique des faits dénoncés par le salarié, la salariée ou l’agent, l’agente et à prendre des mesures de prévention et de protection insuffisantes.

Afin de renforcer la protection des salarié.es et agent.es public.ques, la Défenseure des droits publie ce jeudi 6 février une décision-cadre qui réunit ses recommandations pour accompagner les employeurs privés et publics dans le traitement des signalements de discrimination.

Ces recommandations, illustrées de nombreux exemples concrets, portent sur chaque étape de la procédure d’enquête interne, du recueil du signalement aux éventuelles suites disciplinaires contre la personne mise en cause. Elles proposent aux employeurs une méthodologie respectueuse des principes de confidentialité, d’impartialité, d’objectivité et de rigueur.

Cette décision-cadre s’adresse également à toutes les personnes intéressées par le traitement de situations de discrimination au travail (salariées et agentes, organisations syndicales de salarié.es et d’employeurs, médecins du travail, référent.es égalité/diversité…) ainsi qu’aux personnes qui accompagnent et conseillent les victimes de discrimination, associations et professionnel.les du droit.

 Pau-Banlieue-Nay

Un militant CGT convoqué au commissariat! rassemblement le 4 mars 2022 entre 14h00 et 15h00

3 mars 2022

Les agents des industries électriques et gazières ont vu depuis 2011 leur sa­laire gagner 2 % de hausse quand l’inflation a bondit de plus de 12 %.

Enedis a annoncé 1 milliard de remontée en dividende pour les 4 ans à venir ! GrdF annonce la remontée de 1,4 milliard pour les 3 prochaines années!

Dans le même temps, nos employeurs ont décidé unilatéralement de nous octroyer une hausse de 0,3 % du salaire national de base !!!!

Depuis des mois, les agents en grève exigent tous ensemble des réponses concrètes aux revendications locales !

  • Maintien des compétences, le savoir-faire et la maîtrise des missions de Service Pu­blic dans le respect de la santé et la sécurité des agents.
  • Embauche des CDD et intérimaires et augmentation des effectifs statutaires.
  • Effectuer sereinement un travail de qualité en respectant le prescrit.
  • Augmentation du taux d’avancement.
  • Pour toute postulation à un poste supérieur, 1 GF et 2 NR doit rester la norme .
  • Harmonisation et revalorisation de la majoration résidentielle
  • Arrêt de l’externalisation des activités de cœur de métier.

Les Syndicats CGT Énergies Sud Aquitaine et Béarn Bigorre appellent les

salariés en grève, en RTT, en repos à se rassembler le 4 mars 2022 entre 14h00 et 15h00
devant le commissariat de Pau pour accompagner notre collègue.

(5 rue oquin PAU)

Le 15 février, les agents grévistes en assemblée générale ont décidé de reprendre en main leur outil de travail dans le cadre de ce conflit.

La direction est entièrement responsable de cette colère et préfère porter plainte contre laction syndicale plutôt que de répondre concrètement aux demandes légitimes des agents.

Depuis, des négociations sont en cours mais la direction maintient sa plainte .

STOP à la criminalisation de laction syndicale.